Voici venu le temps de l’air et du chant, de l’heure du champ, …. de la chandeleur !
« Quoi t’est ce que » ?
Toujours calendaire ! Le début février voit le jour plus tôt (pas Dingo), vous partez au boulot dans la clarté (sauf abus non recommandé) : les jours allongent ! Pour ceux qui adorent la trigonométrie
l’accélération n’est pas la plus forte encore, mais la sortie du noir matinal est claire (et nette). Les événements solaires (durée jour/nuit) suivent un courbe en cosinus qui voit des sommets aux solstices d’hiver (gauche ?) et d’été (20 décembre et 21 juin) et traverse l’axe (jour = nuit) aux équinoxes de printemps et d’automne. Si vous vous souvenez un peu (!) ces courbes sont assez plates aux solstices (peu de variation de durée du jour) et très pentues aux équinoxes. Par exemple on gagne (?) ou perd selon le sens, à peine 1mn par jour vers les solstices pour +ou- 4mn vers les équinoxes. Prenons un exemple « a priori »
: la côte d’azur ; en 2010, pour les jours les plus courts et les plus longs, il y a plusieurs jours de même durée : 8h55 du 19 au 24 décembre et 15h27 du 17 au 25 juin suivis ou précédés de variations faibles alors qu’autour des équinoxes la progression est forte dès février avec des progressions journalières de 4 mn pour une durée du jour de 10h.
Tout cela pour dire que la variation est perceptible sur une semaine et que sans Rolex nos ancêtres humanoïdes ont très vite considéré cette époque comme celle du retour de la lumière, d’autre attendrons mars.
C’est alors la fête du retour de la lumière festa candelorum, la fête des chandelles, donc une fête païenne (pas hyéne) comme d’hab, et comme d’hab les religions ont « communiqué » en plaçant à ces mêmes dates des fêtes religieuses : pousses-toi de là que je m’y mette. Vous le saviez déjà pour Noël puisque le fils de Joseph de Nazareth serait né en mars. Et donc voilà la présentation de Jésus au temple et la purification de la Vierge (?) qui piquent la place à la chandeleur, mais les mangeurs de crêpes vaincront. Car c’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine (graines) excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir. Et des tamales au Mexique …..
Et dans la rubrique sortie de l’hibernation (pas hyper nation Besson) nos animaux, les bêtes :
-en Europe, c’est l’ours : longtemps, l’ours fut l’objet d’un culte qui s’étendit de l’Antiquité jusqu’au cœur du Moyen Âge. Les peuples germains, scandinaves, et dans une moindre mesure celtes, célébraient la sortie d’hibernation de l’ours vers la fin du mois de janvier ou le tout début du mois de février. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles. Du XIIe au XVIIIe siècle, la chandeleur fut appelée « chandelours » dans de nombreuses régions françaises où le souvenir du culte de l’ours était encore très présent. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitt étant le nom de la Déesse celtique, célébrée à date équivalente). il y a également la St-Blaise le 3 (qui signifierait « ours », nous y reviendrons) et Véronique le 4. De plus la chandeleur est l’ouverture de la période carnavalesque .. (oh niçois qui mal y pensent) !
- aux Zéta Zunis, la chandeleur est remplacée par le jour de la marmotte (film un jour sans fin) : ce jour-là, on doit observer l’entrée du terrier d’une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l’hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l’hiver continuera pendant six semaines supplémentaires. Validé à 30% par les météorologues. Soit le proverbe : « À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur » qui n’est pas un proverbe belge !
MFS



